[L’Usine Digitale]La France investit sept fois moins que le Royaume-Uni dans le Big Data

Big Data devrait prochainement rimer avec création d’emplois

En France comme en Angleterre, les autorités misent sur ce marché neuf pour stimuler la croissance. Mais l’Hexagone, timide, n’investira que 11,5 millions d’euros pour soutenir le secteur, soit 7,5 fois moins que son voisin britannique.

Le décollage du marché du Big Data (qui vise à collecter, stocker et traiter l’énorme amas de données produites par les consommateurs et les entreprises sur Internet) devrait se dérouler sans anicroche. Les spécialistes prévoient un avenir radieux à ce secteur naissant : 10 000 emplois directs d’ici 2018 en France, selon l’Association française des éditeurs de logiciels, et une création de valeur pouvant atteindre 2,8 milliards d’euros. Au Royaume-Uni, l’enthousiasme est également à son comble : le traitement de ces data pourrait donner naissance à 58 000 postes d’ici 2017 dans le pays, d’après une étude du Center for economics and business research.

Mais pour que ces créations d’emplois se concrétisent, il faut développer des outils à même de traiter ces données, souvent disparates. Autrement dit soutenir la recherche. Le ministre britannique des Universités et des sciences a annoncé, le 6 février 2014, un investissement de 73 millions de livres (plus de 87 millions d’euros) dans le secteur.

11,5 millions d’euros d’investissement en France

Cette somme sera répartie entre 55 projets universitaires. Le Medical Research Council investira par exemple 59 millions d’euros pour développer des modèles statistiques et mathématiques capables d’analyser les données biologiques. Objectif : comprendre l’évolution de certaines maladies de l’espèce humaine.

Nettement moins généreux que son acolyte britannique, le gouvernement hexagonal n’a investi pour le moment que 11,5 millions d’euros dans le secteur. 7,5 fois moins qu’en Angleterre. Pourtant les Français avaient identifié en février 2013 le big data comme l’une des cinq technologies à soutenir dans leur feuille de route sur le numérique.

Les fonds ne sont pas réservés aux seuls chercheurs. La France soutient sept projets, portés par des start-up, des éditeurs de logiciels, des intégrateurs de technologies mais aussi par des laboratoires de recherche. Ils visent à traiter ces grandes masses de data mais aussi à développer des applications pour les exploiter. Quatre autres projets sont en cours d’instruction. Pour l’instant, on ne connait pas le montant que l’Etat prévoit d’investir dans ces nouvelles propositions.

Lélia de Matharel
Source : usine-digitale.fr

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