[lesechos] L’innovation managériale, tremplin pour la révolution du Big data

L’innovation managériale, tremplin pour la révolution du Big data

‘Tandis que se profile sous nos doigts la très prochaine révolution de la Data, les entreprises françaises accusent déjà un retard significatif dans le passage au numérique.
Qui plus est, en vrac, de maussades indicateurs clignotent (*) : 43 % seulement de nos entreprises sont en ligne et 11 % vendent sur Internet, sur les 100 premières entreprises du CAC 40, Free est la seule de moins de 30 ans et l’âge moyen au sein de ce même CAC est de 102 ans, des milliers de « jeunes pousses » se créent chaque année, mais très peu se développent.

Nous manquons cruellement d’informaticiens et dans l’enceinte de l’École de la République, en dépit de formidables initiatives locales, rien ne change : le « discours univoque explicatif », dixit Michel Bouchaud, proviseur du prestigieux lycée Louis-le-Grand, reste la règle. Les grandes entreprises ont terriblement du mal à s’adapter, trop lentes, trop peureuses, des raisonnements quartermistes, des freins sécuritaires à tous les étages des hiérarchies existantes. Enfin, nous persistons avec une attitude réglementaire défensive héritée de notre tragique maginite chronique.

Nous pouvons rester raisonnablement optimistes quant au passage au numérique, vaille que vaille, trop lentement sans doute, mais inexorablement quand même, nous sommes en marche. Toutes les études démontrent que les sociétés « digitalement matures » ont un niveau de rentabilité supérieur à la moyenne de leur industrie. Ne pas utiliser les nouvelles technologies reviendrait, selon l’analogie de Nick Leeder, directeur général de Google France, à ne pas utiliser l’électricité. Mais là n’est pas le véritable enjeu.

La technologie est l’arme de la guerre, mais n’est pas la guerre. La donne a changé. Nous sommes entrés dans une ère d’usages, de services, dans un monde sans frontières, connecté, mobile qui modifie en profondeur la création de la valeur et les modèles économiques. Bien sûr qu’il est plus facile pour de nouveaux entrants d’inventer cet autre monde que pour des géants historiques d’effectuer un grand bond innovateur. L’industrie du disque a failli, les vépécistes se sont fait prendre de vitesse, libraires et voyagistes disparaissent un à un et tant d’autres. Les assureurs seraient les prochains sur la liste.
Le véritable enjeu : réinventer la chaîne de création de la valeur’
Par Véronique HENAFF / Executive Coach d’Organisation
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Source : lesechos.fr

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